Accueil

La poésie en langue d'oc de Louis Bellaud, largement liée à son emprisonnement, est un point d'ancrage à partir duquel nous proposons d'embrasser l'horizon des écritures carcérales. L'enfermement, la privation de liberté sont, avant toute chose, une exclusion de la société humaine qui annihile toute énergie créatrice et étouffe la voix personnelle du condamné : pourtant, nombreuses et nombreux sont les femmes et les hommes qui ont su rompre l'oubli et l'isolement grâce à l'écriture. Du Moyen-Âge à nos jours, de Clément Marot à Miguel de Cervantes, Fiodor Dostoïevski, Jean Cassou, Wael Abbas ou Asli Erdogan, Primo Levi ou Yánnis Rítsos, un même fil se tisse entre les langues et les textes, une même force inaltérable : entre les murs et même au-delà, lorsque, parfois, les portes s'ouvrent enfin.

Personnes connectées : 1